La semaine culturelle d'Ispahan à Paris
Soirée de clôture

Initiative inédite du Conseil Franco-Iranien (CFI) et Gondishapour.


La première édition de cette « Semaine culturelle d’Ispahan à Paris » se doit de se terminer dans un cadre à la hauteur de la « Moitié du Monde », là où histoire de l’art et patrimoine culturel se rencontrent : l’Institut National d’Histoire de l’Art. Cet établissement d’études supérieures et de recherche est niché dans la fameuse galerie Colbert, une merveille à voir.
Construite en 1826 et longue de plus de 80 mètres, elle fait d’abord office de galerie commerciale pour les aisés de l’époque. Désertée au fil des décennies, la galerie, dont la Bibliothèque nationale de France se porte acquéreur, connaît une seconde vie près d’un siècle et demi plus tard quand elle est démolie puis reconstruite à l’identique. À la fin des années 1990, elle est finalement affectée à ce haut lieu de l’histoire de l’art en France qu’est l’INHA.

L’art et la culture d’Ispahan s’inviteront dans ce cadre prestigieux le temps d’une soirée pour tirer un premier bilan de ces sept jours. En plus du discours de clôture, la soirée régalera les oreilles avec un concert de musique traditionnelle et les bouches avec un cocktail aux parfums d’Ispahan.

Ali Asghar Shahzeydi est le plus éminent représentant de l’École de musique d’Ispahan. Il a été l’élève du maître Taj Esfahani, une référence de l’art lyrique traditionnel iranien. Shahzeydi enseigne le chant à l’école des Beaux Arts d’Ispahan et a fait de son art une véritable philosophie de vie, préférant chanter dans les jardins que sur scène.

Shahram Mirjalali est musicien de tar, un instrument traditionnel à cordes pincées. Il a été l’élève des maîtres Jalil Shahnaz et de Hassan Kassaei. Ayant appris à jouer du violon à un jeune âge grâce à sa sœur, Mirjalali exerce la profession de luthier et se produit régulièrement dans le monde, tout en restant fidèle à sa formation d’instrumentiste héritier de l’École d’Ispahan.