Le Louvre et l’Iran : un partenariat exceptionnel

Initiative inédite du Conseil Franco-Iranien (CFI) 

Avec Ahmad Jalali, Yannick Lintz et Delphine O

Le 5 mars 2017, dans le cadre de la visite du ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian en Iran, une nouvelle page est venue s’ajouter au chapitre déjà bien fourni de la relation diplomatico-culturelle qui lie la France et l’Iran depuis si longtemps maintenant. Le musée national iranien accueille depuis ce jour certaines oeuvres du plus célèbre musée parisien, qui y résideront pendant plusieurs mois. Intitulée « Le musée du Louvre à Téhéran », cette exposition majeure réunit plus de 50 œuvres issues des différents départements du musée Delacroix et du musée du Louvre, illustrant selon ce dernier « la richesse des œuvres de civilisations et d’époques différentes témoignant de l’universalité du génie humain ». Cet échange découle de plusieurs siècles de coopération entre les deux pays. En plus des travaux archéologiques menés dès la fin du XIXe siècle sur le territoire de l’ancienne Perse, par le Français Marcel Dieulafoy notamment, les collections iraniennes du Louvre se sont enrichies au travers des collections royales. Le Louvre leur donne de la visibilité dès 1905, avec l’ouverture de la première salle entièrement consacrée aux arts des civilisations de l’Islam. Un siècle plus tard, en 2003, un département des Arts de l’Islam est créé, auquel s’ajoutent des salles dédiées en 2012. Aujourd’hui, le musée se targue, hors Iran, de posséder l’un des fonds iraniens les plus importants au monde.

Cette exposition délocalisée nous amène à nous demander jusqu’où ira cette relation culturelle entre ces deux pays. Peut-elle encore s’intensifier, d’autres projets étant déjà pensés ? Une exposition iranienne fera-t-elle le chemin inverse ? Cette collaboration entre la France et l’Iran sera-t-elle le cataclysme menant à la résolution des tensions diplomatiques actuelles par le biais de la culture ?